Alex in Wonderland

Cinéma, musique, littérature, satyre, ironie cosmique, sushis, sens de la vie et surtout (auto) dérision !

13 avril 2008

Little Wonder

On s'emmerde souvent le Dimanche soir, on devrait tuer des gens, ça nous défoulerait.

Ceci n'est pas une accroche, ceci est une anticipation.
Parce que, tout autour de moi, je vois les choses s'effriter de plus en plus et s'éloigner de plus en plus rapidement d'une norme qui était toujours valable du temps de nos parents, mais qui ne veut plus rien dire aujourd'hui.

Dans mon entourage personnel, il y a des gens étranges. J'ai rencontré quelqu'un qui participait à des tournantes à l'âge avancé de 10 ans, j'ai connu quelqu'un qui était étrangement attiré par les fillettes de 13/14 ans, je connais des gens qui ont baisé au moins la planète entière, je connais des manipulateurs, je connais des manipulés, je connais des martyrs, je connais des bourreaux, j'en ai vu de toutes les sortes, et moi même, si une dizaine d'années auparavant on m'avait raconté ce que j'allais finir par faire et par vivre, j'aurais sans doute été horrifiée face à cette prédiction que j'aurais à coup sûr jugée mensongère.

Il n'y a plus aucune limite au grand n'importe quoi.
Le grand n'importe quoi est devenu un art de vivre.
Les filles esseulées envoient une cinquantaine de messages par heure sur le portable des garçons à qui elles tiennent encore un peu ; ça gueule dans tous les sens, ça ne supporte pas la séparation, ça tente de s'immiscer dans la vie privée des gens, par tous les moyens et surtout par le téléphone.
Ca baise dans tous les sens, ça essaie tout et n'importe quoi parce qu'il n'y a plus de tabous, et plus d'envies non plus, mais tant qu'on essaie, ça doit bien vouloir dire qu'on existe.
On ne se demande plus si ce que l'on fait est bien normal ou bien légitime, tant on est convaincu d'avoir raison et que notre égocentrisme nous pousse à faire tourner le monde autour de nous.
C'est peut être bête, mais avant il y avait des choses qui se faisaient et d'autres qui ne se faisaient pas ; on n'appelait pas les gens 50 fois par heure et peu importe l'heure, on ne se demandait pas si les personnes avec qui on couchait étaient des coups d'un soir ou des plans cul ou si on sortait avec, et on n'avait pas besoin de se montrer cruel avec quelqu'un pour le quelqu'un comprenne que la relation qui nous liait à lui était bel et bien terminée.

Non seulement on ne crée plus rien, mais en plus on régresse.

On s'emmerde souvent le dimanche soir, on devrait tuer des gens, ça nous défoulerait.

Posté par Cryptorchid à 23:33 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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