Alex in Wonderland

Cinéma, musique, littérature, satyre, ironie cosmique, sushis, sens de la vie et surtout (auto) dérision !

12 octobre 2009

Vegas Walkin Dude

A chaque fois que je me demande sérieusement comment il se fait que j'en soie toujours à gaspiller mon temps allègrement en passant des plombes sur des sites à la con qui ne m'amènent finalement rien d'autre que des prises de têtes dont je me passerais bien, il se passe soudain quelque chose qui ravive mon intérêt décroissant pour l'internet.

Actuellement, la raison principale de ma présence persistante en ligne c'est, contre toute attente, Twitter.

Il y a quelque temps, je publiais un billet ici où je me demandais quelle était encore l'utilité de ce site à la con et quel genre de gens pouvaient bien perdre leur temps à updater des statuts dont tout le monde se contrefout. J'ai trouvé ma réponse grâce au Vegas Walkin Dude, dont la présence sur le site en question m'a rappelé un des fondamentaux qui m'était malencontreusement sorti de la tête ces derniers temps : Internet est un jeu.

Le Vegas Walkin Dude, les lecteurs de Stephen King (oui, encore lui) le connaissent bien, parce qu'il s'agit de Randall Flagg, aussi connu sous les pseudonymes de Richard Fannin, Russel Faraday, Marten, Maerlyn ou bien plus simplement l'homme en noir. Il sévit dans Le Fléau, La Tour Sombre ou bien encore, et entre autres, Les Yeux du Dragon et incarne, grossomodo, le côté très très obscur et très très charismatique de la force.

Dans Le Fléau, la population mondiale est décimée suite à une pandémie. Nouvelle souche de grippe, surnommée Captain Trips, taux de contagion estimé à 99,4% : la poignée de survivants qui se rassemble n'est pas pour autant au bout de ses peines. Alors que les uns rêvent de Mère Abigaël, une vieille bigote qui incarne les forces du bien, les autres tressaillent et rêvent de l'homme en noir.
Les camps se forment autour des deux antagonistes, ce qui est l'occasion pour King de nous gratifier, par l'intermédiaire de Glenn Bateman, d'une brillante analyse sociologique se rapportant au profil type de personnes susceptibles, en vertu de leur catégorie socio professionnelle, de se rapprocher de l'un des deux camps plutôt que l'autre. Bourdieu n'a qu'à bien se tenir - ou se retourner dans sa tombe.
Le Fléau a été adapté pour la télévision par Mick Garris, sous forme d'une mini-série particulièrement nulle à chier dans laquelle un Jamey Sheridan au look beauf texan moyen campe tant bien que mal un Randall plus grotesque que Vraiment Méchant.

 

1045944749_RandyFlagg

Baby can you dig your man ?

A la fin du film, après bidouillage malheureux d'effets spéciaux, le pauvre Randall se retrouve atomisé à Las Vegas, les méchants perdent, les gentils survivent et c'est la fin de l'histoire.
C'était sans compter sur le Vegas Walkin Dude, qui ne l'entend manifestement pas de cette oreille.

Animé d'une volonté de renverser l'ordre rétabli à la fin du film, le VWD a décidé de mener la révolution sur Twitter et de voir qui d'entre lui ou Mère Abigaël aurait le plus de fidèles. 

L'idée est déjà amusante en soi, mais elle l'est d'autant plus que celui qui se cache sous le mullet de VWD a un réel talent de pastiche et un art de la réplique que l'on retrouve aussi en parcourant son blog.

Moi, bien sûr, c'est plus qu'il ne m'en fallait : du fun, à la sauce Stephen King en plus !
Il m'a suffi de quelques échanges avec le VWD ou encore Pennywise The Clown (le clown mangeur d'enfants de "Ca", oui, oui, il est sur Twitter aussi - quand je vous disais que c'était génial) pour me replonger dans mes premières années d'utilisation frénétique du net, où le role play avait la part belle.
Epoque bénie.
Nul ne sait qui vous êtes, vous ne savez pas non plus à qui vous parlez, et tout le monde s'en fout !
Seul objectif : maintenir un seuil de divertissement optimal avec une possibilité illimitée de vous renouveler en tuant vos avatars pour en créer d'autres.
A la clef : aussi bien du fun qu'une certaine émulsion créative pour tous les participants.
Et maintenant quoi, à la place ?
Des gens, réels, qui correspondent du moins à une réalité identifiable, qui n'en finissent pas de piapiater, de se répandre, d'interagir les uns avec les autres jusque dans la vraie vie, de représenter une source intarissable d'emmerdements, d'exercer un pouvoir de pression, tout simplement de s'introduire dans votre vie là où vous ne leur aviez pas spécialement réservé une place.
J'ai conscience de sombrer dans ce travers et cette propension à l'exhibitionnisme que j'ai me laisse perplexe autant qu'elle m'énerve.
Globalement, j'essaie quand même de faire de mon mieux pour qu'il n'y ait pas de détails trop compromettants qui fuient ici quant à ma vie personnelle - qu'il s'agisse du relationnel, du travail ou de la famille - mais le fait est que même en écrivant à découvert - en ayant conscience que les gens lisent - on laisse parfois s'échapper des choses par inadvertance.
Et puis il y a toutes les conversations privées, forcément, qui finissent par déborder les unes sur les autres et hop, cernée en moins de temps qu'il n'en faut pour le redouter.

Et puis le microcosme oppressant, et tout ce que ça implique, ça aussi c'est malsain.

Les rencontres sur le net, mes amis, c'est le traquenard du siècle.
Vous ne rencontrez pas des gens, vous rencontrez des images.
Pire : vous ne rencontrez même pas l'image qu'une personne projette, vous rencontrez l'image que vous vous êtes fait d'une personne parce que c'est comme ça que vous vouliez la voir.
Malgré le manque flagrant d'alchimie entre les êtres vivants que je pointais dans mon dernier billet, il leur arrive quand même de communiquer, mais la plupart du temps, ils communiquent mal, ou de manière pour le moins réductrice.
Je ne parle pas de mes amies, mais de copains/potes/connaissances ; en fonction des paires d'yeux qui m'observent, je suis rangée, compartimentée dans une case différente à chaque fois.
En mélangeant tout ça, on s'approche, peut-être, de ce que je suis.
C'est comme ça pour tout le monde, les gens ont besoin d'étiqueter, et ça n'est pas un mal ; généralement il y a quelques modes de fonctionnement bien distincts selon lesquels les gens se construisent et tournent en boucle à l'infini. Dans un monde où presque tout le monde est d'accord pour rentrer dans sa case, il n'y a pas vraiment de mal à coller une étiquette dessus.
Le fait est que le net, loin d'élargir la vision des choses - ou plutôt des personnes - a tendance à réduire plus encore la dimension de la case dans laquelle on pousse l'interlocuteur pour qu'il finisse par y rentrer.

En gros, et parce que ça devient longuet, les gens s'exhibent sur le net pour se montrer, mais pas pour qu'on les voie.
Et on ne les voit d'ailleurs pas - on y juxtapose une vision préconçue qui répond à nos attentes.

No issue, tout est biaisé depuis le départ.

Le role play, je vous dis.
C'est l'utilisation la plus saine d'internet que je connaisse, et de loin la plus divertissante - c'est aussi le seul moyen de sortir de soi même et de se soustraire à l'oeil inquisiteur du visiteur pas toujours animé de bonnes intentions.

Long live the Vegas Walkin Dude !

 

Posté par Cryptorchid à 17:19 - Internet [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :


11 août 2009

"They dilate but they never learn"

71%

This quiz was provided by - Search & Social - Media Experts

Faudrait vraiment que je fasse quelque chose.

Posté par Cryptorchid à 17:02 - Internet [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

13 juin 2009

Keep on plugging

Nip_Tuck_nip_tuck_94420_1024_768


Pour tous les lecteurs qui ont vu tomber le masque du Carver, n'oubliez pas que toute enquête est riche en rebondissements.
L'inspecteur Alice se propose d'ouvrir de nouvelles pistes.
Ici.

Posté par Cryptorchid à 12:28 - Internet [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 avril 2009

Election du Troll d'Or 2009

Suite à une récente multiplication, en ces lieux, de commentaires et de commentateurs pour le moins pittoresques, j'ai l'immense joie de procéder, ici même, à l'élection du Troll d'Or 2009, qui désignera la personnalité la plus frappée du monde cybernétique.
Je n'ai malheureusement pas toutes les cartes en main pour élire le meilleur des Trolls, étant donné que, (mal?)heureusement, ils ne frappent pas tous à ma porte.
Aussi vais-je me contenter de l'échantillon représentatif qui sévit sur ce site, et vous proposer, amis lecteurs, de voter pour celui qui vous divertit le plus parmi trois de mes commentateurs les plus assidus.
Pour voter, c'est très simple, et comme nous ne sommes pas à la télévision, il n'y a pas de surtaxe.
Il vous suffit de poster, en réponse à cet article, un commentaire dans lequel vous mentionnerez le pseudonyme de votre troll préféré, ainsi que, si tel est votre bon plaisir, une petite phrase dans laquelle vous pourrez nous faire part de votre sympathie pour ce candidat.
Avant de vous laisser devenir les maîtres du jeu, voici une petite présentation des trois personnages en compétition.

1/ Paul Bunyan.

paulbunyan

Pseudonymes connus : Paul Bunyan / Stéphane Norman / Steve
Modus Operandi : Le principal leitmotiv de Paul Bunyan est la définition.
Il s'agit pour lui de mettre sa victime (moi) en position d'infériorité en faisant en sorte qu'elle se lance dans une définition qui sera forcément incomplète et qui visera à prouver qu'elle ne maîtrise pas tous les concepts dont elle fait étalage.
Paul n'a malheureusement pas compris que nous nous en battions les couilles (expression à définir ultérieurement) de faire un remake du Larousse, et que nous étions essentiellement là pour nous divertir.
Parcours : Paul est le plus ancien de mes trolls. Nous nous sommes rencontrés via le blog des éditions Léo Scheer, suite à la lutte qui m'opposa au dénommé Ftalker. Paul est également connu pour être un antagoniste du blog Consanguin, qui lui a pourtant rendu un bel hommage en redéfinissant, d'après ses dires, le Français de Souche.
Citation : "Définissez Deep Throat, je vous prie"

2/ Le Messie

dogma_jesus

Pseudonymes connus : Messie / Diogène / Diogène T. / Le Diogène de la Toile / Isaac
Modus Operandi : Notre ami Messie a, semble-t-il, une forte prédisposition pour le comique de répétition.
Ainsi intervient-il avec une exemplaire régularité, toutes les minutes, de chaque heure, de chaque jour, de chaque semaine, de chaque mois, de chaque année... Du moins dans l'idéal. Souvent, il suffit de quelques jours / heures / minutes pour que l'on chasse le Messie comme un malpropre et qu'on l'envoie ailleurs prêcher la bonne parole.
Les discours confus du Messie laissent penser que ce dernier aurait entrepris, depuis quelque temps déjà, un trip aux psychotropes dont il aurait quelque difficulté à se remettre.
Parcours : Banni du blog des Editions Léo Scheer, le Messie a tout d'abord tenté d'envahir l'antre de Dahlia avant de se rebattre sur le mien.
Citation : "Vous qui êtes athée mais qui avez profitez du judaïsme pour vous enrichir, vous devez faire plus d’effort que les autres. Vous avez commis de graves pêchés à tout les points de vues. Il vous faut quoi qu’il en coûte revenir dans le droit chemin."

3/ Gouriot

troll

Pseudonymes connus : Gouriot
Modus Operandi : Gouriot a pris l'incohérence comme marque de fabrique.
Pour désarçonner ses cibles, il n'hésite pas à les caresser dans le sens du poil, dans un effort constant d'exagération, après quoi il change radicalement de discours, évoquant l'abus d'alcool comme un prétexte.
Tout nous pousse donc à croire que Gouriot pourrait, en réalité, avoir 13 ans.
Parcours : Inconnu à ce jour. Notons tout de même - étrange coïncidence - qu'il existe un fier adepte de sa majesté le Ftalker qui intervient régulièrement chez lui sous le doux pseudonyme de... Samuel Gouriot.
Citation : "Je ne réponds plus de rien je suis un déchet (véridique)"

Bien, ladies and gentlemen... Vous avez à présent toutes les cartes en main, votre clavier également, alors... A vous de voter !

** EDIT **

Le 30/04/09 à 12 h : Paul Bunyan est sacralisé Troll d'Or 2009, mesdames, messieurs !
HELL YEAH !!!

Posté par Cryptorchid à 14:07 - Internet [31] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

15 avril 2009

Je l'emporterai pas au paradis, mais...

Je crèverai en Enfer et ce sera bien fait.
Mais je vous emmènerai avec moi.

Je suis sûre que je suis pas la seule à avoir, dans mon marque pages, un onglet "Foutage de gueule" qui a le don de me redonner le sourire en un simple clic.
La blogosphère s'articule autour du bavardage et du voyeurisme, ça c'est même plus enfoncer des portes ouvertes, c'est carrément se ramener avec un bélier au milieu des ruines.
Aussi il y a un petit effet "real TV" dans la blogosphère, qui exacerbe la propension à la mesquinerie.
C'est vraiment pas très gentil, mais je m'en contrefous.

Je suis peut être naïve, mais je persiste à penser que la plupart des gens qui regardent les émissions de télé-réalité le font essentiellement pour se foutre de la gueule des participants.
On m'objectera l'hypothèse de l'identification, l'empathie et les dures lois de l'affect, et moi je répondrai libre à vous de vous faire avoir comme vous voulez, mais il n'empêche qu'à la base, vous êtes railleurs et ça j'en suis sûre.
Moi je ne regarde pas la télé-réalité, parce que je persifle déjà tellement au quotidien que je n'ai pas besoin qu'on m'en rajoute une couche. Loin de moi l'idée de cautionner ou non ce genre d'émissions, c'est bien plus simple que ça : ça ne m'intéresse simplement pas.
Enfin.
Sauf l'Ile, un peu, dans le temps, parce qu'avant les sorties en boîte de l'adolescence, la combinaison extrêmes sarcasme et cône glacé faisait bon ménage.

Je suis mal placée pour m'auto valider mon hypothèse, du coup, mais j'ai l'impression que ces émissions sont construites exactement sur le même principe que celui qui régit les lois de la blogosphère : un individu s'exhibe, avec plus ou moins de pudeur et/ou de vêtements, et, aimants irrésistiblement attirés par la ferraille, d'autres individus vont voir ce qu'il se trame, avec l'espoir que quelque chose se passe, ne serait-ce que parce que ça leur permettra d'alimenter certaines conversations à l'avenir.
_ " Moi j'suis carrément choqué par l'attitude de Loana, quoi !
_ " Ah ouais mais grave !
_ " Non mais vous y comprenez rien, elle a du coeur, Loana !"
Bon, l'avantage de Loana, c'est que tout le monde en a au moins entendu parler.
Le blog de base, à côté, fait bien pâle figure, et s'apparente plus, finalement, à une private joke, à un URL qu'on envoie à ses potes en leur écrivant un mail, le matin, pour qu'ils aient, eux aussi, une raison de rire grassement en buvant leur café du matin.
(Et là je suis sûre qu'ALC voit très bien à quoi et surtout à qui je pense là tout de suite maintenant)

Les blogs d'inconnus sur lesquels je reviens régulièrement pour me foutre de leur gueule de manière éhontée et sans avoir le moindre scrupule sont relativement peu nombreux.
Ces imbéciles anonymes finissent toujours par me décevoir.
Je ne leur pardonne pas le moindre sursaut de lucidité ; à la première déclaration pertinente, ou du moins pas trop merdique, je m'en vais voir ailleurs car ils cessent de m'intéresser.
D'un autre côté, la constante surenchère en matière de nullité ou l'accumulation de propos à la limite du choquant a tôt fait de me foutre en rogne, ce qui m'inciterait rapidement à ramener ma fraise et me ferait perdre un temps phénoménal, parce qu'il est des personnes avec qui l'objection n'a pas lieu d'être.
Alors c'est un peu comme si vous organisiez un dîner de con virtuel, vous voyez.
Vous n'aurez aucune interactivité avec votre con, mais vous savez que vous allez l'observer, voir comment il gigote, voir comment il tombe, voir au bout de combien de temps il se relève... Et c'est là qu'on se rend compte que trouver un bon con digne de ce nom, c'est loin d'être évident.
C'est un peu comme le boss final aux jeux vidéos : trop facile à buter, c'est pas drôle, et trop difficile, ça devient pénible au lieu d'être jouissif.
Le con doit être absolument parfait dans son dosage : pas trop pathétique parce que vous risquez d'éprouver de la compassion pour lui, et suffisamment stupide pour avoir une marge de manoeuvre créative dans la connerie, sinon vous vous en lasserez.

Il m'est arrivé un truc génial, hier.
Dieu et le Diable ont décidé de faire un remake de Job et devinez qui a écopé du premier rôle ?
Au bout de cinq minutes, j'avais déjà gagné mon ticket pour l'Enfer, et là pour une fois, j'ai l'intégrale : le pack backstage, VIP, la totale, une fourche plantée dans le cul, même.
Vous voyez, ce genre de gens, les as de la blogosphère, les cons parfaits, ceux dont on ne se lasse pas, c'est quand même vachement mieux quand ce sont de vieilles connaissances.
Mesquinerie décuplée, on se frotte les mains, une cigarette aux lèvres, rire sardonique dont les dernières notes volettent autour de l'ordinateur et ricochent sur le modem.
Un peu comme si, au collège, on tombait sur le journal intime du rebut de la cour de récré.
Pas possible de résister, vous voyez.
Au collège, j'était martyr, rebut des rebuts, aussi, maintenant, peut être, inconsciemment, j'essaie de me venger.
Je ne sais pas.

La seule chose que je sais c'est que mon ex a un blog et que je suis simplement hilare.

Posté par Cryptorchid à 16:38 - Internet [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 janvier 2009

Key words

Parce que je ne m'en lasse pas... Voici quelques requêtes tapées sur google par de pauvres âmes en peine qui viennent malheureusement s'échouer sur ce ban de sable ridicule et en plus infesté de méduses.


  • Esseker arrive en pôle position. 6 mois après, les rares personnes à qui Mirrors tape encore sur le système se réunissent donc ici. Je commence à m'en vouloir d'avoir fait de la pub pour cette daube.
  • Histoire salope SM / salope en goguette / SM wannabe. Je doute que cela ait vraiment un lien avec ma critique de Dennis Cooper, mais j'apprécie particulièrement le salope en goguette. D'aucuns diraient que ça me va très bien, en plus.
  • Pieuvre géante record poids et taille. Je suis manifestement quelqu'un de tentaculaire. Les aucuns précédents acquiescent sans doute.
  • Astuces tomb raider underworld, pour qui je conseille d'aller voir du côté de Captain Alban, et, mon préféré, Tomb Raider underworld gros seins Lara. Je trouve, effectivement, qu'elle a chopé des nibards dans ce nouveau volet et suis simplement ravie que d'autres l'aient remarqué ou s'y intéresse !
  • Salon de massage guerre des gangs. Merci. J'ai honte de passer mes journées sur Facebook à jouer à des jeux complètement cons. Jusque là, j'arrivais encore à relativement bien le camoufler, maintenant, la vérité a fait surface. Je suis creuse.
  • Come on heat me joker ; je suppose qu'il s'agit là de quelqu'un qui cherchait une incantation pour faire revenir Heath Ledger d'entre les morts. Ce genre de postulat me ferait presque penser que je suis un peu Dieu. Etant athée, j'en déduis donc que je n'existe pas.
  • Les hiboux ne sont pas ce que l'on croit / Les hiboux ne sont pas ce que l'on pense. Sûr. Et ma bûche, vous savez ce qu'elle vous dit ?
  • méchant le fléau. Le verbiage est certes rudimentaire, mais nous sommes le 8 Janvier 2009, et, enfin, je suis associée à Randall Flagg dans l'immensité du monde cybernétique. Ca vaut bien un Amen.

Sur ces belles paroles, j'espère que la personne qui se demandait comment comprendre les maths même quand on est con est venue à bout de ses interrogations existentielles, et vous souhaite bien le bonsoir !

Posté par Cryptorchid à 23:09 - Internet [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 décembre 2008

De la légitimité de la blogosphère

Puisqu'on est dans la série Internet, restons y donc.
Il y a peu de temps, je reçois dans ma boîte mail un e-mail de Babelio, envoyé via ce site.
Je prends alors connaissance d'une opération de promotion littéraire sur le net, qui prend la forme d'un mini buzz.
Le principe est simple : tout bloggeur manifestant à travers ses articles un intérêt pour les livres, et ayant une petite tendance à se lancer dans la critique peut participer à un tirage au sort en s'inscrivant simplement sur le site.
Là, il choisit une liste de livres qu'il aimerait lire et chroniquer, et si le sort joue en sa faveur, il gagne l'un des livres qu'il a sélectionnés, avec pour seule obligation le fait de le lire sous 30 jours et d'écrire un article à ce propos.
Je pense que j'ai du avoir l'air d'une enfant devant un cadeau de Noël lorsque j'ai pris connaissance de cette opération.
Compte tenu de la croissance exponentielle de mon budget livres, sans parler des CD et des DVD, ce n'est pas tant le fait de pouvoir en recevoir un gratuitement qui m'a tellement enthousiasmée mais la nature de l'opération.
Une récompense pour faire quelque chose que je fais de toute façon parce que ça me plaît.
Je me suis alors fait la réflexion que j'aurais dû plutôt me lancer dans des études de journalisme au lieu de sacrifier mon cerveau sur l'autel du marketing, et que j'aurais même éventuellement pu être payée pour faire quelque chose que j'aime faire, pendant mon temps libre.
Un peu tard pour faire machine arrière, cependant.
C'est précisément de la réflexion précédente que vient mon idée d'article : spontanément, je confère une légitimité à quelque chose qui est le fruit d'études, sacralisées par l'attribution d'un diplôme, petite chose pas si insignifiante que ça puisqu'elle permet de faire la différence entre l'amateurisme et le statut, grâce à la reconnaissance des pairs.

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été très agacée par les artistes auto proclamés.
Une des raisons pour lesquelles le personnage de Wrath m'horripile, c'est cette prétention dans laquelle elle se drape.
Tous ces gens qui, au bout de quelques heures de discussion, se lancent dans des tirades sur leur art, leur littérature, leurs compositions musicales, leur peinture... Ca me donne envie de leur coller des baffes.
Je n'ai pas honte du fait que j'écrive ponctuellement des manuscrits, ni du fait que je tienne un blog, mais la plupart des gens que je côtoie dans la vie réelle - mes amis faisant naturellement exception à la règle - ne le savent pas.
La raison est simple ; ce site, mes manuscrits, font certes partie de la personne que je suis, et, d'accord, mes centres d'intérêt gravitent principalement autour des choses artistiques, mais, bordel de merde, je ne suis pas une artiste !
Je ne suis pas un écrivain.
Je ne suis pas une bloggeuse.
Je n'ai jamais prétendu des choses pareilles, et je ne le ferai jamais, tout simplement parce qu'il s'agit pour moi de hobbies et pas de statuts.
Peut être que c'est moi qui ai tort ; dans son autobiographie, Marilyn Manson écrit que pour être traitée comme une rock star, il faut se comporter comme telle.
C'est la clef de voûte de tout son personnage, et au delà, celle de son succès.
Si je m'étais, depuis longtemps, imposée comme artiste (rien que le fait d'écrire ça me fait grimacer) et si j'avais eu cet aplomb phénoménal que d'autres personnes ont et grâce auxquelles elles sortent du lot, peut être que le statut en aurait découlé.
Tout le problème réside dans le fait que je considère que ce n'est pas comme ça que les choses fonctionnent.
Peut être que c'est une question d'éducation ; personne dans ma famille n'a jamais accordé un véritable intérêt à mes violons d'Ingre, pas assez en tous cas pour me pousser à développer ça et à y croire vraiment ; peut être que c'est une question de perception, liée à la personnalité des gens, et à leur degré de confiance en eux.

J'ai aimé étudié.
J'ai aimé le lycée, et j'ai surtout aimé faire une classe préparatoire.
J'ai fait une école de commerce, et quand les choses sont devenues un peu plus concrètes, je m'en suis subitement désintéressée.
Maintenant que je travaille, et que j'ai fait plusieurs stages, je pense que mes études m'ont essentiellement apprises à être quelqu'un d'adptable, à n'avoir besoin que d'une formation sommaire et rapide pour comprendre comment les choses fonctionnent et m'y faire une place sans problèmes.
Concrètement, en sortant de mon école, je ne savais rien faire.
Ceux qui ont fait médecine savent, ceux qui ont fait mécanique savent, ceux qui ont fait école de commerce ne savent pas. Mais ils apprennent. Ils apprennent terriblement vite.
Evidemment, d'autres, qui n'auront pas eu la même formation, peuvent parfaitement arriver à des résultats identiques... Mais au bout d'un parcours un peu plus long et un peu plus compliqué.
Avoir un diplôme ou ne pas en avoir ne fait pas seulement une différence sur un CV ; ça intervient aussi dans le processus d'adpatation, et donc dans l'efficacité... Au départ, et aussi en fonction des gens.
Je suis la première à admettre que la différence n'est pas si énorme que ça, et que la légitimité des diplômes mériterait souvent d'être relativisée.
Toujours est-il que les choses fonctionnent comme ça, et que pour quitter la Franche Comté, m'en hisser à bout de bras et acquérir l'autonomie et l'indépendance dont j'avais besoin, il me fallait un diplôme et il me fallait gagner ma vie.
Mission accomplie.
Je n'ai peut être pas choisi le chemin le plus palpitant mais j'ai choisi le plus rapide, le plus direct et le plus sûr. Mon diplôme ne me rend pas spécialement compétente, mais il me permet d'avoir une relative sécurité que je n'aurais pas forcément eue en suivant des études de journalisme ou de lettres.
Je ne pouvais pas me permettre le luxe de pinailler, de réfléchir à ce que je voulais être, de trouver ma voie et ce genre de conneries.

Tout ça fait que je me pose maintenant des questions quant à la légitimité des blogs ou sites littéraires.
L'opération de Babelio dont j'ai parlé plus haut, tout comme les opérations de promo des marketteurs qui proposent aux bloggeurs d'écrire sur une ou plusieurs campagnes de pub, moyennant une rémunération, ça, je comprends parfaitement.
C'est une démarche marketing qui a du sens, parce qu'aujourd'hui, le buzz devient monnaie courante et passe forcément par l'Internet.
Ce qui me laisse beaucoup plus dubitative, en revanche, ce sont les sites de critiques, littéraires, cinématographiques, on s'en fout, on fait un joli panier et on les met tous dedans.
Il y en a, parmi eux, qui sont peut être élaborés par de vrais journalistes, mais il n'empêche que la plupart reste quand même au niveau des amateurs.
Or, même si je suis la première à critiquer tel ou tel oeuvre que j'ai, ou non, appréciée, j'ai quand même dans l'idée que ne s'improvise pas critique qui veut.
Encore une fois, j'en reviens à ce que je disais plus haut, peut être que j'ai tort, que j'ai tendance à trop valoriser l'importance de la formation alors qu'elle relève souvent de la fumisterie... Ok.
Mais enlevons Internet deux minutes, et revenons en à nos chers supports papiers.
La presse culturelle, genre Les Inrocks, Télérama, Les Cahiers du Cinéma, etc, est diffusée en kiosques, à tant d'exemplaires, a acquis une légitimité solide au fil des années et des décénies.
Maintenant... Imaginons que d'un coup d'un seul, aux quatre coins des rues, n'importe quel quidam se plante avec son lot de feuillets imprimés sous le bras et les distribue aux passants : "En exclusivité, la critique du nouveau Guy Ritchie !".
Qui irait lire ? Quelques personnes, par curiosité, les amis du quidam, pour lui faire plaisir... Mais grossomodo, la plupart des gens lui rirait quand même au nez.
En juxtaposant tout ça sur Internet, on a un quidam qui est suffisamment pris au sérieux... Pour recevoir des services de presse.
Je ne crie pas au scandale, si un jour on me proposait de m'envoyer régulièrement des livres pour les lire et en faire des articles, j'accepterais avec joie, bonheur et allégresse, mais je pense que pour autant, je ne changerais pas mon état d'esprit.

C'est là où je voulais en venir.
L'état d'esprit.
Le problème, ce qui devient vicieux et qui trouble quelque peu les bloggeurs j'ai l'impression, c'est le fait de se prendre ou non au sérieux.
De s'accorder ou non à soi même une légitimité.
De considérer ou pas que l'on a un statut.
Quand je dis "Mirrors est une daube", je pense que Mirrors est une daube, avec toute ma bonne foi et toute ma sincérité.
Je prends du plaisir à le dire en racontant le pitch du film à ma manière, en y allant de ma petite touche grinçante, de mes petites tournures de phrases ironiques, et finalement je m'éclate beaucoup plus en écrivant à propos du film que je me suis amusée en le regardant.
Est-ce que ça me fait plaisir ? Oui.
Est-ce que ça a de l'intérêt ? Non.
J'y connais que dalle en analyse filmique, je sais à peine ce qu'est un plan séquence, je n'ai aucune aptitude technique à juger du travail d'un réalisateur, et je ne me fais aucune illusion là dessus.
C'est simplement l'avis d'Alexandra, 23 ans, avec tel vécu, telle expérience, telle et telle référence, et que tout le monde s'en foute me paraît quelque chose de tout à fait naturel et normal.
Bien sûr que moi je pense que ce que je dis est intéressant !
Et bien sûr que d'autres personnes que moi et que mes amis peuvent y trouver de l'intérêt : c'est tout l'enjeu de ce site, c'est du divertissement et ce n'est pas autre chose.
J'aime beaucoup constater que certaines personnes apprécient ce que j'écris, parce qu'elles trouvent ça marrant, ou intéressant au niveau de la réflexion, ou ci, ou ça.
Sincèrement, ça fait du bien de constater que des gens qui ne me connaissent pas peuvent adhérer à mon processus de réflexion.
Ca ne me donne aucune légitimité pour autant, c'est juste que j'ai un petit côté narcissique paradoxalement doublé d'un manque total de confiance en moi, et que, oui, ça me plaît que les gens m'aiment bien, même si c'est virtuel, même si ça ne mène à rien, ça me plaît de divertir les gens, de les amuser, de les faire marrer 5 minutes au milieu de leur journée de merde, parce que moi aussi, quand j'écris ici, hé bien ça me fait marrer 5 minutes au milieu de ma journée de merde et ça ne sert pas à autre chose qu'à ça.

Je ne suis pas une chroniqueuse.
Je ne suis pas une critique.
Je ne suis pas un écrivain.
Je ne suis pas une artiste.
Je ne révolutionnerai pas le monde.
Je n'ai pas de vrai message à faire passer.
Je ne laisserai pas mon nom dans l'histoire.
Je n'ai jamais douté un instant des précédentes affirmations.

Quand on m'écrit, en commentaire de mon manuscrit, que je devrais arrêter de prendre des vessies pour des lanternes, ou des choses comme : "A ce moment là tous les blogeurs peuvent prétendre être écrivain !.. Vous imaginez ? (pour ça que moi je n’ai ni la prétention d’etre blogeuse et encore moins écrivain ! Je lis, c’est tout !)", qu'est-ce que je peux faire à part hausser les épaules ?
Evidemment, les gens ne me connaissent pas et ignorent tout de ma démarche, et en m'exposant à leur jugement j'ai pris le risque d'être mal interprétée.
Ma foi... Je m'en fous, je ne déteins pas la Vérité divine, et que des gens puissent me prêter des intentions que je n'ai pas... Qu'est-ce que ça peut bien me faire ?
Je n'ai pas de véritable conviction par rapport au fait que j'écrive des histoires, ou par rapport au fait que je joue les critiques ici.
Je n'ai jamais pris tout ça très au sérieux.
D'une manière générale, je n'ai jamais pris la vie très au sérieux.
Je ne pense pas que ce soit un défaut de maturité, c'est simplement une manière de voir les choses.
Ici, je m'amuse, quand j'écris, je m'amuse. Dans ma vie professionnelle, je suis constamment à la recherche d'un moyen de m'amuser.
En gérant mon budget annuel, je me rends compte que je m'amuse aussi.
Dans mes relations avec les autres, je m'amuse, ce qui n'empêche pas que je soie quelqu'un de sincère et de droit avec mes amis.

D'aucuns pourraient me répondre que la vie n'est pas une gigantesque cour de récréation et que je ferais bien de me rendre compte de l'enjeu de certaines choses.
Peut être qu'ils ont raison et pas moi, mais la seule chose qui affecte vraiment mon moral, c'est l'ennui.
C'est quand il n'y a plus d'amusement.
Je m'amuse avec le cynisme et avec l'ironie aussi, et je ne suis pas foncièrement quelqu'un d'heureux ; je ne suis pas quelqu'un de positif ou d'optimiste en tous cas.
Mais dans l'angoisse, la peur, la dépression et la douleur... C'est une forme d'amusement masochiste que je recherche et par laquelle j'exulte.
Ma légèreté m'empêche de prendre part aux grandes causes de ce monde, me cantonne souvent à l'individualisme pour ne pas dire l'égoïsme, je sais tout ça.
Mais, aussi, ma légèreté fait que je ne suis pas quelqu'un d'enclin à plier sous le joug de qui que ce soit, justement parce que ce n'est pas quelque chose d'amusant.
Finalement, même si mon propre lot de névroses me pousse souvent à me tyranniser moi même... Je suis plutôt satisfaite du genre de personne que je suis.
Et je n'échangerais ma place pour rien au monde contre celle de quelqu'un de sérieux.


Culture_Shock___The_Joker_thumb

Posté par Cryptorchid à 13:56 - Internet [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 décembre 2008

Tribute to the Pirate

Je lis régulièrement les articles postés sur le site des éditions Léo Scheer, ainsi que les commentaires qui en découlent.
Souvent, je ne comprends d'ailleurs strictement rien, et j'ai comme la vague impression qu'il est de bon ton de lisser l'eau du lac à grand renfort de jolies tournures de phrases très très stylées qui embrouillent le chaland et qui pallient l'absence de fond par l'allure de la forme.
Parfois, il m'arrive aussi de comprendre et d'admirer certaines réflexions.
Depuis peu, je suis hilare.
Comme j'ai déjà parlé de m@nuscrits et tout ça, je ne reviendrai pas là dessus, et je vais donc plutôt me focaliser sur de récents échanges pour le moins hauts en couleur.
Petite présentation succincte des quatre intervenants principaux avant de faire place au best of :
Charles Muller, dont la pertinence de l'approche sociologique n'a d'égale que la finesse de sa répartie.
Babouk, chasseresse hors pair, qui traque des proies de choix avant de les mettre K.O d'un direct du verbe.
Le Pirate, individu complètement azimuté, hallucinant et halluciné, pour qui je suis bien gentille de faire de la pub.
Moi même, qu'a priori vous connaissez déjà.


A l'approche des fêtes et donc des sacro saints bêtisiers télévisuels, je me lance donc moi même dans un best of cybernétique qui dépasse de loin tout ce que vous aurez pu voir ou lire avant ça.
Let's have fun !


L'Apocalypse ça veut dire révélation, et on a du mal à l'admettre car ça veut dire aussi la venue d'un nouveau messager divin, et cela fait très peur, car cela réveille les terreurs de nos vies antérieures enfouies au plus profond de nous, et proclame ouvertement que l'homme se dirige vers sa fin sans la conscience et la recherche raisonnée du divin... Des messagers divins, il y en a eu de tout temps, pourquoi n'y en aurait-il plus ?
(Pirate)


La seule pensée qu'un nouveau messager divin pourrait ressembler à un certain pirate d'eaux douces me terrifie. Cela ramènerait le monde au toho-bohu
(Babouk)


En ce moment, je suis sur Zelda Twinlight Princess et Mario Kart Double Dash.
La question mystico-philosophique (et non déjantée, comme dirait l'araignée) est donc : comment les japonnais ont-ils fait pour créer un des héros celtiques les plus connu au monde ? car Link a tout de la mythologie Celte ! quand je vous dis qu'il n'y a pas de hasard et que tout est lié, il faut me croire...
D'ailleurs la jument de Link s'appelle Epona !

(Pirate)


Pirate en eaux troubles et à la cervelle de noix: resident evil, Playstation, cieux infinis, tout ça: je m'en doutais.
(Babouk)


A mon sens, l'apocalypse n'est pas une allégorie, c'est une prophétie qui annonce un avènement, suivi d'une révélation, tous les prophètes ont été annoncés par une prophétie, je crois qu'un autre prophète viendra, étant donné que ceux-ci apparaissent en temps de crise de société, que nous y sommes, et que l'air du Verseau débute en 2012, il est possible que cette avènement se fasse sous peu, il est "possible" je précise, comme vous le dites je ne suis pas Dieu, et sa volonté ne peut être qu'entraperçue par les hommes ici-bas, ce qui donne tout son sens à la foi... Certains vont me traiter d'illuminé, mais les prophéties sont des faits historiques : La culture est un vaste champ d'investigation !
(Pirate)


Alors pirate à la planche verbale vermoulue, on a des visions parce qu'on a encore fumé le vison de mémé ? Laisse ton vaisseau-fantôme en guimauve, tu nous fais juste rigoler, même si c'est déjà pas si mal. Je crois t'avoir vu dans un Walt Disney, près d'une anémone.

(Babouk)


Et 2012, c'est pas censé être aussi la fin du monde d'après les Maya ou je sais pas quoi ? Enfin c'est peut être ce que ça veut dire "l'ère du verseau", moi de toute façon je ne comprends plus rien, j'ai décroché au moment où Zelda est apparu comme le vecteur d'une prophétie mystique dans cette conversation. Je lis juste les commentaires de Babouk et je ris.
(Moi)


(57, Alex) Je crois qu'il n'y a rien à comprendre dans les propos du pirate (et dans le fil de cette discussion). En fait, les propos ici me font un effet étonnant, j'ai l'impression que j'ai beaucoup bu hier et, comme toujours en ces circonstances, qu'il y a un léger décalage au réveil dans les paroles et les gestes, que des actes se déroulent devant moi et font semblant d'être coordonnés alors qu'ils me paraissent discrètement décousus, que les objets eux-mêmes me narguent avec un petit air d'étrangeté. Mais non, je crois bien que je n'ai guère bu hier, c'est simplement une discussion où des gens se retrouvent par hasard pour écrire des phrases par accident. Si le prochain post nous raconte une bonne recette de mayonnaise, un souvenir dans un bordel malgache ou une digression sur les vertus comparées de Vogue et Cosmo, je ne serai pas plus étonné que cela.
(Pirate) Vous êtes champion dans ce que je décris ci-dessus, un peu mon ivresse donc. Comme la nuit tombe, je vais polluer le monde d'une vile passion supplémentaire. Ce qu'il y a de mieux à faire en attendant l'ouverture du septième sceau, j'ai si peu d'imagination.

(Charles Muller)


Babouk #6.
Présentez vous s'il vous plait...
A part faire rire Alex, après tout ce n'est qu'une enfant, je ne vois pas la valeur ajoutée de votre présence, je sais bien qu'il faut toujours que quelqu'un se sacrifie pour la sale besogne, mais le débat est de nos jours un bien meilleur outil de clarification, votre mentalité est une vieille chose superfétatoire, vous incarnez le déclin et le souffre.

(Pirate)


Ah Pirate, vous revoilà. Vous voulez dire le soufre, sans doute, S de son petit nom et 16 de son numéro atomique ? Je crois que nous apprécions tous ici la valeur de votre sacrifice, digne et tardive réplique de la passion christique, même si nous ne comprenons pas toujours son enjeu, enfants distraits que nous sommes.
PS : on me dit que certains Tchétchènes vivant dans des vallées très isolées font entrer le soufre dans la composition de leur mayonnaise, ce qui ne m'étonnerait guère de ce genre de peuplades égarées par Satan. Avez-vous un avis ?

(Charles Muller)


J'ai écrit un roman sur le Darfour et l'identité. Si vous y tenez à ce point, peut-être que le prochain sera sur les Tchétchènes et la mayonnaise.
Mais en attendant, dites moi ce que vous pensez des Mariés du Darfour, ça m'aidera à le perfectionner et me donnera davantage de voix pour défendre mes idées.

(Pirate)


(10 Pirate) Vous seriez bien aimable d'éclairer ma lanterne sur cette histoire abracadabradantesque de mayonnaise, en effet. Sinon, votre m@nuscrit ne m'avait pas tellement inspiré sur ses premières pages, que j'ai été relire à votre demande. Outre les agaçants underscore (pour la lecture directe en ligne), le style en est trop plat et attendu, il relève peut-être plus d'un essai dont la trame romanesque est un vague alibi. Mais il faudrait alors y aller franchement, et faire un essai historique, politique et géopolitique au lieu de mettre en scène les très improbables Dimitri et Amanda. Ou bien choisir tout aussi résolument la voie romanesque, mais alors oublier ces deux personnages faisant assaut de mièvreries convenues. Par exemple, un enfant du Darfour découvre un pot de mayonnaise fabriqué en Tchétchénie dans le sac d'un humanitaire sidéen en train de violer sa jeune soeur de six ans, et de cette peu ordinaire circonstance initiale découlent de terrifiantes tempêtes dans le monde des multinationales de l'agro-alimentaire. Enfin je dis cela, pour faire d'une pierre deux coups, hein, vous pouvez aussi connecter l'intrigue au renouveau du satanisme dans les Carpates.
(Charles Muller)


@ Léo Scheer.
Les propos suivants sont extraits de Charles Muller en 16 :
Par exemple, un enfant du Darfour découvre ... dans le sac d'un humanitaire sidéen en train de violer sa jeune soeur de six ans
Ces propos sont diffamants, à penchant pédophile et portent misérablement atteinte à la dignité humaine !
Je demande la vérification de l'identité du 16 et la transmission de ces informations aux autorités qui sanctionnent de telles infamies...

(Pirate)


Le blues du dimanche soir gagne le Pirate lui même ! Babouk devient la personnification du Diable, Charles Muller un pervers refoulé... Rien ne va plus ! Je suis en train de me dire qu'un de ces jours, ce serait assez amusant de faire un jeu de rôles, en prenant le pseudonyme d'un autre commentateur qui sévit ici et en s'exprimant comme lui le ferait. Pour plus de crédibilité, s'enquiller une bouteille de rhum avant d'incarner le pirate me semble être nécessaire.
Et ce n'est pas une honte d'aimer la mayonnaise !

(Moi)


Il y a des centaines de millions de gens qui meurent du Sida
Il y a des centaines de milliers d'enfants violés comme on fait ses courses
Il y a des centaines d'humanitaires qui donnent leur vie pour sauver leur prochain à l'autre bout du monde (certes, il y a eu des abus aussi)
Et... ''un enfant du Darfour découvre ... dans le sac d'un humanitaire sidéen en train de violer sa jeune soeur de six ans" ...vous espérez y voir de l'humour ?
Sommes-nous des hommes !
Sommes-nous des animaux...

(Pirate)


Ce blog,
Est-ce un espace privé ?
Est-ce un espace public ?
Ces propos,
Quelle honte pour cette maison d'édition !
Léo Sheer et ses auteurs méritent-ils cela...
Pour ma part, j'appelle ça du prosélytisme avilissant !

(Pirate)


J'appelle vos propos de la merde en barre. Et dans mes rares perversités, je ne compte pas la coprophilie.
Donc détendez-vous un peu, cessez vos exclamations acnéiques, donnez matière à une discussion un peu construite au lieu de tous ces délires sur la mayonnaise que votre vide trollesque finit immanquablement par engendrer.
Accessoirement, Léo Scheer mérite le "c" de son patronyme comme le souffre ne méritait pas le second "f" de votre analffabétisme.

(Charles Muller)


@ Cecyl (22) : Ces propos sont surtout à prendre au second degré. Je sais bien que l'Internet pose le problème de l'incompréhension parfois, puisqu'on a à faire à du texte en se passant des expressions faciales, mais là quand même c'était limpide. Et drôle, du coup. M'enfin je dois être une perverse refoulée aussi, moi.
(Moi)


(41, Alex) Ben tiens, vous fûtes assez claire pourtant en matière de perversion (27), "Pour plus de crédibilité, s'enquiller une bouteille de rhum avant d'incarner le pirate me semble être nécessaire". D'ailleurs, je vous suggère de rédiger le mode d'emploi détaillé de l'enquillage en question. Notre sourcilleux ami pourrait se plaindre à notre hôte d'un irrespect ultime de sa personne, le fondement de sa dignité étant possiblement atteint par une tentative d'incarnation profonde du piratage.
(Charles Muller)


@ Babouk :
Ne pouvons-nous pas être amis plutôt qu'ennemis ?
Ce harcèlement est-il à ce point nécessaire ?
N'avons-nous pas en nous une part d'humanité commune ?
(...)
Au cas ou vous n'auriez pas compris, à travers mes adversités, il y a des estimes réciproques qui se créées, des visions qui s'élargissent, une émulation collectives qui s'établit, ce fut le cas avec ouam chotte et quelques autres, ce sera très certainement le cas avec charles muller, peut être même qui sait avec Dahlia, car il y a des gens qui, au fond, interrogent la vie plus qu'ils ne la jugent, mais avec vous je me retrouve face à la plus grande énigme de l'ignorance et de vilénie, soit disant drolatique, mais qui cache très mal sa souveraine méchanceté

(Pirate)


Mon petit piratounet chéri à l'orgueil blessé, encore une fois: je suis ton araignée au plafond, compris ?
Pas de littérature, même pas la tienne, sans moi.
Littérature: me fait penser à l'histoire de l'oie dont on coupe la tête et qui court encore. Sans tête, même plus capable d'avoir la nostalgie d'une cervelle, ça te ressemble ça, non ?

(Babouk)


(96, babouk) "...me fait penser à l'histoire de l'oie dont on coupe la tête et qui court encore..." Je lis justement un livre intéressant, Les corps vils, où l'on parle de l'utilisation de divers corps supposés de moindre valeur pour l'expérimentation biomédicale. Notamment des querelles savantes et féroces de la fin XVIIIe pour savoir si le guillotiné, rappelant le volatile sacrifié, a encore conscience après le passage du couperet. On manque aujourd'hui de cas-témoin pour répondre à ce genre de question avec plus de précision. Pirate, vous qui êtes d'évidence porté à la passion par nature autant que par culture, voulez-vous donner votre corps au progrès des sciences et des arts?
(Charles Muller)


A mon avis, il y aurait un effet contraire du coup. C'est la tête qui ne comprendrait pas qu'elle a été arrachée au tronc et il continuerait à jacasser... Contrairement aux poulets dont le corps continue à se mouvoir après la décapitation...
(Moi)


(99, Alex) Terrifiante perspective, on tient là une scène mémorable du Saw VIII ou IX.
(...)
Synopsis : Pirate se réveille, seul dans une pièce sale, les murs pleins de traces suspectes genre viscères ou glaviots du monteur ou caméra à objectif mal lavé, sans doute les trois à la fois. Un message découvert dans une Bible posée près de lui explique que sa tête prise dans un panier à salade va exploser dans 87 minutes s'il ne trouve pas un échappatoire. En face de lui, une porte grande ouverte sur la rue. Pirate monologue longuement sur les injustices de ce monde (86 minutes et 30 secondes), puis explose finalement du chef. Budget : 17.000 euros. Recettes attendues : environ 10 euros.

(Charles Muller)


On pourrait aussi penser que, affligé par les moqueries incessantes sur son compte, il opte pour une attitude vengeresse et incarne alors à son tour le Grand Méchant Machiavélique. Ses victimes seraient ligotées à l'aide des guirlandes électriques qu'il affectionne tant, et il leur faudrait subir un lavage de cerveau (écouter ses tirades pendant deux bonnes heures d'affilée) pour espérer avoir la vie sauve. Mais j'aime mieux le panier à salade, c'est nettement plus convaincant.
(Moi)


Mais je dois dire que l'hypothèse d'Alex en 109 est très intéressante à envisager, quoiqu'un plus coûteuse à réaliser. Plutôt que simplement écouter ses tirades (à coût égal mais supplice insupportable au bout de 2 minutes et entraînant la mort des protagonistes par égorgements mutuels à coup de dents et d'ongles), il y aurait dans le synopsis divers pièges : deviner la prochaine rime d'un poème, connaître le nombre d'habitants du Darfour à la dizaine près, citer quinze organisations humanitaires, se rappeler ce que Dimitri était venu faire avec Armanda en page 72 d'un inoubliable m@nuscrit... bref, de quoi nous faire tous périr progressivement.
(Charles Muller)


@Alex (99). Intéressante hypothèse. Mais qui donc a piraté la cervelle du rimailleur ? Il y a dû y avoir une lobotomie lente, par voie chimique. Mauvaises lectures, ou pas de lectures du tout. Ou alors des coups de bible familiale sur la tête à longueur de journée entre la naissance et l'adolescence. Pire que raté, ce pirate.
(Babouk)


On expliquerait ça dans le second volet où son enfance au Darfour et la rencontre d'un prophète halluciné serait évoquée.
J'aime beaucoup les supplices de Charles Muller, et je me rends compte qu'il y a quand même un signe qui ne trompe pas : le personnage d'Amanda... Complice de Jigsaw et héroïne du Pirate... Ca ne s'invente pas !

(Moi)


En rentrant chez moi, il y avait trois chats sur la bas côté. L'un d'entre eux avait été écrasé par une voiture, et les deux autres le dévoraient - les chats se mangent entre eux.
J'ai alors pensé à Babouk, Alex et Charles Muller... Car la sauvagerie finit toujours par se retourner contre elle-même. D'après la loi du Karma, vos actes et paroles se redirigeront vers vous, avec d'autant plus d'intensité que vous aurez eu conscience de votre volonté de nuire.
Vous n'êtes qu'un trio de jocrisses, une brochette de désaxés, séduits par l'auto conviction de leur toute puissance... Vous n'êtes que des pions sans envergure, les jouets des légions qui vous hantent.
Vous êtes lâches, mauvais et insipides... La laideur, qui vous fait tant horreur, vous ronge de l'intérieur, vous ignorez bonté et empathie... Je vous le redis, vos actes et paroles se redirigeront vers vous, avec d'autant plus d'intensité que vous aurez eu conscience de votre volonté de nuire.

(Pirate)


Je m'arrête sur cette dernière tirade, de loin la plus édifiante, histoire de boucler la boucle avec le meilleur en guise de fin !
Pirate : ne change surtout jamais !

Posté par Cryptorchid à 20:11 - Internet [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 décembre 2008

Repent !

Je redécouvre un merveilleux site sur lequel je n'avais pas surfé depuis la joyeuse époque de l'ESC, où nous nous amusions, avec quelques dégénérés de la même espèce que moi, à échanger des insanités virtuelles avec... Dieu.
Rien que ça.
C'est une édifiante conversation sur le blog des éditions Léo Scheer qui m'y a fait penser (si vous voulez vous marrer, suivez les interventions du pirate, et celles de Babouk, mon (ma ?) nouveau (-elle ?) héro (ïne ?) ).
Voici donc le lien magique (cliquez sur "lien magique", oui, oui) pour vous repentir et accéder à la vie éternelle.
Ou vous lancer dans une discussion pleine d'insanités et de pornographie, c'est selon !

Quoiqu'il arrive, n'oubliez jamais le numéro magique.


42r

Posté par Cryptorchid à 12:59 - Internet [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 octobre 2007

Pendaison de crémaillère

Voilà une tentative de renouveau, de meilleure visibilité, de souci d'esthétisme et de clarté, peut être dans le vague espoir que la fameuse formule "on prend les mêmes (en l'occurence moi) et on recommence" se révèle être une influence positive qui puisse me sortir de ma torpeur automnale...

Bref, voilà, j'ai mis à jour, j'ai changé la forme pour conserver le fond, et je me rends compte que j'ai quand même réussi à faire quelque chose de pas joli et pas attrayant, mais si c'est la mode après tout, moi je m'y plie connement !

C'était donc un article qui ne servait absolument à rien, à part souhaiter la bienvenue (ce que je ne fais même pas, vous aurez remarqué). C'est le même barda que sur windows live spaces, mais je me mets à la page, je deviens in, hype, victime de la blogosphère, je m'épuise moi même tandis qu'une cigarette se consumme toute seule (aaaahhh merde c'est gâcher !!!) dans mon cendrier, mais j'ai quand même deux ou trois nouvelles choses à dire maintenant que le décor est planté !

So w'hell come.

Go ahead and smile !

Posté par Cryptorchid à 19:28 - Internet [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1