Alex in Wonderland

Cinéma, musique, littérature, satyre, ironie cosmique, sushis, sens de la vie et surtout (auto) dérision !

18 avril 2008

The Big Come Back ?

AAAAAAAAaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!!!!!!!!!!!!!
(A comprendre par un hurlement d'excitation étant situé quelque part entre le paroxysme et l'apogée, le sommet et le top : bref, c'est génial !).

Mon année 2007 a été complètement pourrie, mais s'il y a bien une chose sur laquelle je ne peux pas revenir, c'est qu'elle a été riche en concerts.
Malheureusement, on a continué dans la lignée "pourrie", parce que les 3 shows de Marilyn Manson auxquels j'ai assistés n'ont été classables que du pitoyable au médiocre.
Le dernier album a confirmé la tendance ; une sorte d'emo-goth vaguement rock, avec des sons délavés, sans aucun dynamisme et aucune âme.
La déception fut grande et pour moi c'était une évidence : Marilyn Manson était mort.

A priori, et j'insiste sur ce terme, ça pourrait être sous estimer le bonhomme, qui, pour la dernière partie de sa tournée aux states, a pris un virage des plus inattendus.
Réconciliation avec Twiggy qui... Réintègre le groupe à la place de Tim Sköld et reprend sa basse officielle, tandis que Rob Holiday assure la guitare, changement de nom de la tournée qui s'intitule "Everyone will suffer now", et... Changement radical de playlist !
Pour une tournée promo du nouvel album (que nous appellerons désormais entre nous l'Erreur), on avait légitimement droit à un enchaînement de ces titres mélo-sirupeux-dégueulasses, avec un Antichrist Superstar sous représenté, et les chansons les plus connues et plébiscitées du nouveau public goth d'une quinzaine d'années à l'honneur.
Et voilà ce qui s'ensuivit :

1) Crucifiction in Space
2) Disposable Teens
3) Irresponsible Hate Anthem
4) Great Big White World
5) mOBSCENE
6) If I Was Your Vampire
7) Heart Shaped Glasses
8 ) Sweet Dreams
9) Lunchbox
10) Rock n Roll Nigger
11) Tourniquet
12) Little Horn
13) Putting Holes in Happiness
14) The Dope Show
15) Rock is Dead
16A) Coma White
16B) transition in to chorus from COMA BLACK
17) The Reflecting God
18 ) The Beautiful People
19) AntiChrist Superstar

Première chose : 19 titres !!!
Complètement inouï pour Manson, surtout si l'on prend en compte les setlists rétrécies de ces derniers concerts...
Ensuite... Coma white, Coma black, Rock'n'roll Nigger, quasiment que des titres issus de la trilogie Antichrist / Mechanical / Holy Wood, dont beaucoup qu'on n'avait pas eu l'occasion d'entendre en live.

Evidemment une partie de moi enrage parce qu'il a fallu qu'il se remette dans le droit chemin une fois passées les dates françaises, mais une autre partie se demande avec enthousiasme et ferveur dans quelle mesure le renouveau Manson ne serait pas possible...
Manque plus qu'il nous largue la greluche, là, et nous voilà repartis avec force et hurlements !
Quand même ; merci Twiggy pour l'inspiration, y a pas à dire, c'est quelque chose !

Posté par Cryptorchid à 13:17 - Musique - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 avril 2008

L'arnaque du moment

Une fois n'est pas coutume : on s'fout d'not'gueule !

Sans détours, voilà l'illustration concrète du foutage de gueule :

sebastien_tellier_shades

Contrairement aux apparences, il ne s'agit pas de Raël ni même d'un de ses frangins, mais de celui qui va représenter la France à l'Eurovision : Sébastien Tellier.

Bon, depuis les Fatal Picards qui n'ont fait que confirmer une tendance depuis longtemps apparue, on sait bien que l'Eurovision n'est ni plus ni moins qu'un ramassis de branques qui fredonnent des trucs pseudo artys mais surtout pas intéressants, ni nouveaux, ni originaux, ni... Rien.
Mais là chapeau, dans le registre foutage de gueule poussé à son paroxysme, Tellier leur fout à tous une sacrée branlée.

Articles élogieux, assez bonne gueule et un look à mi chemin entre le ridicule et le top fashion (mais n'est-ce pas la même chose ?), tout est mis en oeuvre pour qu'on entende au moins parler du phénomène Tellier et que tout cela nous mette la puce à l'oreille.
La première moitié du chemin est faite ; reste à découvrir ce que fait le bonhomme, et là, hop hop hop, téléchargement.

Tellier, dans nos oreilles, ça n'a rien avoir avec Tellier dans nos yeux.
C'est une voix faiblarde pour un look puissant, un ton monocorde, mais parfois trop aigu quand même, c'est une constante attente du déchaînement, on attend que ça gueule, ou que ça se termine, au bout du compte on n'en sait plus rien, mais tout ce qu'on sait, c'est que l'attente est longue.
Tellier, ce sont aussi des paroles, aussi incompréhensibles que celles d'Etienne Daho, mais cela n'est pas seulement dû à la voix du bonhomme, car c'est aussi, a priori, un effet de style, pseudo conceptuel, pseudo con-tout-court.
"C'est... Aaaahhh" fredonne Tellier dans "Roche" ; "C'est ARGHHH" lui réponds-je en écho, quelque peu exténuée par ces nouvelles vagues bobo-esques qui ressemblent à s'y méprendre aux anciennes mais avec encore moins d'innovation...

Je ne sais pas si le rock est vraiment mort, mais pour ce qui est de la variétoche, son fantôme n'effraie en tous cas plus personne...

Posté par Cryptorchid à 15:36 - Musique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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