Alex in Wonderland

Cinéma, musique, littérature, satyre, ironie cosmique, sushis, sens de la vie et surtout (auto) dérision !

30 octobre 2009

Farewell, suckers

The person you are trying to reach is not available.

 

susan_delgado

 

I am off the hook.

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27 octobre 2009

I better better better not tell

Anyone with half a soul
Will hear this
And then
Never leave me 

 

marilyn_manson15

Posté par Cryptorchid à 11:48 - Self centered [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 octobre 2009

(O)detta

J'ai pas tué Bernadette, j'ai menti.
Elle bouge encore.
Ondulations lascives, évidemment.
Quand même, quelle salope.
Redis-le encore une fois, pour voir ? Salope.
Voilà. Effectivement. Le doute n'est pas permis.
Bernadette elle est exactement tout ce que vous pensez qu'elle est, sauf qu'elle est encore bien pire.
Je la pensais à l'agonie, elle ne se montrait plus que sporadiquement, motivée par le mélange habituel d'amertume et de provocation.
C'est que je ne veux pas être blanchie, vous comprenez, c'est pour ça qu'elle existe.
Je ne veux pas me racheter à vos yeux, je ne veux pas être disculpée, votre absolution vous pouvez vous la foutre au cul, d'abord vous êtes qui, vous, pour vous porter garants de la miséricorde - ce genre de choses.
Elle grommelle un moment, Bernadette, ma drôle de réaction à ce que je ne trouve pas juste.
Elle grommelle et puis elle se monte la tête et t'épingle et elle découd avec l'aiguille.
Si tu penses que tu ne m'aimes pas il vaut mieux que tu te prépares à me détester, parce que c'est son travail et qu'elle le fait très bien.
Elle sème la pagaille, t'exacerbe la colère, prend un malin plaisir à allumer - dans tous les sens du terme.
Elle reste un peu, après l'explosion, parce qu'elle trouve ça esthétique les paysages en cendres et puis elle s'endort à nouveau jusqu'à une prochaine fois, mais jamais sans m'avoir murmuré que si elle fait tout ça, c'est dans mon intérêt.
Bernadette c'est un drôle de prénom pour un agent du chaos, c'est bien pour ça que je l'ai appelée comme ça, mais c'est possible que ce soit elle qui m'aie soufflé l'idée.
Ou alors la vieille. L'acariâtre toutefois sage qui arbitre en s'esclaffant, planquée derrière sa tasse de thé.
A la réflexion, c'est probablement la vieille - je crois que d'entre toutes c'est encore elle qui a le goût de l'absurde le plus prononcé.
Oui, encore plus que moi.
Elle s'appelle Flying Donuts, la vieille et il est trop tard pour changer.
Il m'arrive de penser, parfois, qu'il faudrait que je me débarrasse de Bernadette.
Je ne suis pas aveugle au point de ne pas voir qu'elle incarne ma faiblesse.
Bernadette facilite les adieux, efface les deux points de trop pour que la suspension devienne déclaration, elle est imperturbable, impavide, et surtout elle t'emmerde.
Je crois qu'elle me déteste autant qu'elle m'aime et je le lui rends bien mais je ne sais pas laquelle des deux a le plus besoin de l'autre. Je crois que la vieille ne sait pas non plus, et les autres baissent la tête comme les collégiens fouillent négligemment dans leurs trousses en priant pour que le regard du prof ne s'attarde pas sur eux.
Ce serait trop facile et bien trop réducteur de la voir seulement comme une manifestation de ma colère.
Elle débarque sans prévenir en claquant des talons, sourcil levé, regard sarcastique et démarche assurée, dès qu'elle ressent ma peur, qu'elle flaire bien avant que j'aie eu moi-même le temps d'en prendre conscience.
Elle est aveugle, Bernadette, parce qu'elle vit dans le noir.
Elle ne voit personne, elle ne fonctionne qu'à l'instinct.
Vous n'avez pas de visages, pas de corps, pas d'âmes, vous n'êtes que des signaux, sonneries tonitruantes et vibrations danger.
Elle arrive, je m'éclipse, je n'ai pas vraiment le choix.
Je mens, on l'a toujours, et c'est elle que je choisis.
L'ennemie, la seule, la vraie, celle qui est libérée des rets de l'amitié ou des beaux sentiments.
La seule qui dise vraiment, toujours, la vérité.
L'assassine.
Mon homme en noir qui éliminera tous mes ennemis sur sa route parce qu'elle se le réserve pour elle le privilège du crime, le mien évidemment.
Elle tire sans se soucier de savoir si elle a raison ou tort.
Les scrupules, s'il y en a, elle me laisse les gérer. Elle agit là où j'hésite, elle prend les décisions qu'il faudra bien que je tienne sans quoi le brouhaha dans ma tête devient intolérable.
Elle est la version sublimée que rien ne peut atteindre, le genre de monstre que j'ai rêvé de devenir pour de vrai, avant de me rendre compte, les prières exaucées, qu'elle naissait en même temps que je m'humanisais.
La fille qui faisait son show sur les podiums de l'Aposia.
Celle qui alimente le feu avec les bidons d'huile.
Celle qui diabolise les gens et qui défait les liens, mais aussi celle qui détruit des choses pour que je me construise moi ; celle à qui je peux pas reprocher de viser mal, parfois, parce que c'est moi qui lui ait dit, un soir de grande faiblesse, qu'il fallait tirer dans le tas.
Je crois que Bernadette, elle ne mourra jamais.
Parce que je ne veux pas.
Même la rigolote elle arriverait pas à booster autant celle qui se balade en permanence dans les abîmes.
Et puis la vieille l'aime bien, je crois même que c'est elle qu'elle préfère.
La vieille qui en profite pour ajouter qu'elle espère que vous aimez toujours autant Boney M.
Bande de cons.

Posté par Cryptorchid à 20:15 - Self centered [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 octobre 2009

Major Alex to Ground Control

Cette petite musique en fond sonore, je sais pas vous mais moi je m'en lasse pas.
Non, vraiment.
Mais je triche.
Je suis à l'intérieur du Dogan, moi, l'interface privée, vous comprenez.
Je n'entends pas.
Je vous laisse deux petites secondes, je vais activer la chanson sur Deezer.
Ah, parfait. A armes égales, la Terre. On s'entend bien maintenant. Enfin on entend bien Boney M.
J'ai rien à vous dire, sinon que tout fout le camp / a foutu le camp, je sais pas.
C'est pas possible d'être sérieuse en écoutant Boney M, vous en conviendrez.
Au début j'en avais pas l'intention.
J'ai pensé : "Lis donc un peu La Tour".
Et puis, forcément, je suis tombée sur le passage le plus honteux et le plus injuste et le plus dégueulasse des 7 tomes, même que Stevvie, dans un coin de mon coeur, je lui en voudrai pour toujours à cause de ça.
Je ne spoile pas, parce que je pense à toi, et puis que les autres, de toute façon, s'ils sont assez cons pour lire mes conneries et trouver ça intéressant, ça ne les dérangera pas outre mesure. ("Tiens, la gamine reparle de La Tour, ça faisait bien cinq minutes, ça nous manquait" "Décidément elle est un peu obsédée, la gamine" "Quel niveau... Stephen King en long en large et en travers, mais alors le reste, elle connaît pas !")
C'est pas faux, la Terre, mais pas entièrement juste non plus.
D'ailleurs, demain j'ai décidé d'aller rendre hommage aux classiques.
Oui mes braves gens.
Je vais aller voir Thirst, et même que c'est une adaptation libre de Thérèse Raquin, figurez-vous.
Avec des vampires.
Ah ces niakoués, ils nous auront vraiment tout fait.
Boney M s'est tu, c'est presque dommage, je sais pas si je vais pas le remettre encore une fois, ce soir j'aime pas tellement le bruit que font les touches qui s'enfoncent.
C'est beaucoup trop rapide.
Je fais une newsletter, la Terre, je sais pas vraiment si c'est pour toi - certainement que non.
Peut être qu'en me grisant au son des touches que je tape (et à Boney M), j'arriverai à savoir exactement où j'en suis, je supporte pas de rester calme, je tiens pas en place. Alors quand je pense que le chaos m'apaise je me demande où est ma force motrice. Je sais pas. J'en ai rien à foutre. En fait.
Je vais me brosser les dents, je reviens.
("C'est vraiment de pire en pire ce blog, du n'importe quoi").
Ouais je sais, vous vous en foutez. Que j'aille me brosser les dents.
En même temps, moi, vos vidéos de merde où vous étalez votre néant à grand renfort de platitudes, je m'en fous aussi. Vous n'êtes pas obligés de lire et je ne suis pas obligée de regarder.
J'espère d'ailleurs, pour vous, que vous ne lisez plus. Personnellement je n'aurais pas tenu aussi longtemps.
On est quitte => je vais me brosser les dents.
Ca y est.
C'est débile, ce que je fais.
Je m'accroche à l'écran pour ne pas dériver.
Bon, pas tout à fait, puisque l'écran c'est l'instrument.
Alors je sais pas, si c'est un moyen tordu d'essayer indirectement de maintenir un contact ou si c'est l'effet miroir et que je m'accroche à moi même en me racontant sur l'écran.
J'en sais rien, je m'en fous d'ailleurs pas mal, j'ai pas tellement envie de théoriser ce soir.
Je voulais quoi faire ? Je voulais savoir où j'en étais.
A quel moment de la glissade.
Naïvement, je me représente 2009 comme un toboggan géant, en fait, avec moi au dessus tout au début de l'année et puis hop, descente. Ces derniers temps, la descente a été un peu plus rapide que d'ordinaire.
Bon, c'est complètement con.
Le moment où j'ai vraiment été au dessus du toboggan, la Terre, c'était le 19 Mai 1985.
19.
Le Ka.
Le Ka j'en avais un morceau dans ma boîte à lettres, en rentrant.
Ca m'a fait plaisir.
Et puis j'ai vu que j'avais ma taxe d'habitation aussi.
J'ai pensé : "Le Ka" et puis j'ai roulé des yeux - normalement j'aurais dû rire.
Je suis divertissante quand même.
Moi je m'amuse beaucoup par moments.
J'ai l'impression qu'il y a la version de moi ka-mai, celle qui fait des conneries, mais consciemment, en sachant qu'on l'observe, et le "on" en question, c'est la version de moi sous l'eau qui finirait par se noyer si y avait pas la rigolote pour lui jeter des bouées de sauvetage quand ça devient critique.
Là, je suis quand même en train de raconter que je me brosse les dents sur un blog, le tout en écoutant Boney M, je sais pas, doit y avoir quelque chose à en déduire.
Oh, je fais un remake de Macbeth bientôt !
Meeting des trois sorcières.
Quoi, la Terre ? Syndrome de Stockholm ?
Oui, merci, j'suis au courant. Ca n'y change rien.
Je pars le 4 novembre, je reviendrai le 8, je crois, je sais pas en combien de morceaux.
Je m'en fous, parce que tout va bien - je remettrai quand même pas Boney M, faut pas pousser.
Quitte à descendre, faut faire ça bien, je me dis.
Ce qui est censé expliquer pourquoi Macbeth, aucun rapport avec Boney M, faut suivre un peu.
De toute façon, ça fera un entraînement pour Noël.
Arrrgggghhhhhh.
Oui, carrément.
Sérieusement, si j'arrive à pas me pendre avec une guirlande cette année...
Je pense que tout va me revenir en pleine gueule, à Noël.
Tout.
Le cimetière gelé, j'imagine, je visualise, je vois là, je vois même très bien, je vois plus les touches, plus l'écran, plus rien. Juste le cimetière gelé. Le gel comtois, la Terre - si tu connais pas, moi je peux rien pour toi. C'est pas ça qui va faire le plus froid.
Ca va me revenir en pleine gueule, peut être même un peu avant, je pense que la réunion Macbeth elle risque de faire un peu mal aussi parce qu'il faudra aller au cim... je veux pas y aller, tu comprends, je ne veux pas je vais m'en vouloir, mais à un point...
Sincèrement.
La Terre.
Quel genre de monstre est-ce qu'on est quand les vivants en arrivent à nous manquer plus que les morts ?
Quel genre de personne est-ce que je suis ?
C'est abominable.
Pourtant je crois que même si c'est le plus horrible de tout, la mort c'est une des seules choses que je comprends vraiment.
Parce qu'il n'y a pas de retour en arrière possible, la Terre.
Et je sais ça, je comprends ça, et je peux pas entretenir ce genre de culte de la disparition, je suis incapable de faire ça. Même si je voulais.
Je crois que quand on accepte que les choses nous dépassent, quand on se plie à l'irréversibilité, parce qu'il n'y a radicalement rien d'autre, ce n'est pas que la mort de quelqu'un, c'est aussi la mort des espoirs et des possibles. Parfois ça me revient en tête et je suis terrorisée. Je n'ai pas de peine, je n'ai pas de sensation de manque, je suis juste terrorisée. Mais je ne cherche pas à comprendre, c'est comme ça.
Je suis incapable de lâcher prise pour quoi que ce soit, mais quand c'est vraiment grave, affreux, atroce, sans retour, je comprends instantanément.
Ground Control to Major Tom.
Je peux plus écouter cette chanson sans avoir les joues pleines de larmes.
Pourtant elle est pas vraiment représentative de lui, c'est ce sentiment de solitude immense, je me dis que peut être, quand on s'en va, c'est ça qui se passe - et en même temps c'est apaisant, ça fait pas peur.
La chanson est comme ça aussi.
C'est pour ça qu'elle est tellement, tellement triste.
Bon là je l'écoute pas et j'ai une tête de panda quand même, la Terre.
Au point où j'en suis, je me dis que je devrais peut être l'écouter - et puis enchaîner en regardant Gran Torino, tiens.
Mais non.
Sûrement pas.
Ca serait pas juste de faire un transfert de douleur, ça serait un affreux manque de respect, même si je trouve que je suis déjà et définitivement une personne affreuse parce que c'est pas concevable que je soie aussi triste maintenant alors que je devrais n'être triste que pour Major Tom, et relativiser tout le reste au point que tout le reste deviendrait ridicule.
Je n'arrive pas à faire ça.
Je m'en veux beaucoup.
J'espère que ça va aller.
Un jour, bientôt.
Je vais voir Placebo en concert bientôt, et puis MARC LAVOINE, et puis Morrissey, et puis Rammstein et puis Marilyn Drunk Manson.
Morrissey c'est quatre jours après Macbeth.
C'est bien moi qui parlais de pendaison tout à l'heure, hein, la Terre ?
Mais Morrissey c'est seulement quand on lit ses paroles qu'on a envie de se pendre.
En l'écoutant ça passe, et en le voyant sur scène on rigole.
Le mec qui chante (très bien mais quand même) : "Bouhouhou personne ne m'aime, je suis éternellement tout seul, complètement taré et complètement damné" à longueur de rimes en faisant de la GRS avec le fil de son micro, forcément, ben tu rigoles.
Morrissey je peux pas en écouter beaucoup à la suite, parce qu'au bout d'un moment j'ai juste envie de lui dire : "Mais ta gueule, le damné".
Je comprends ce qu'il dit (sans déc), mais il parle vraiment que de ça, le pauvre homme.
Et c'est gonflant au bout d'un moment.
J'ai lu que c'était pas sûr du tout que les Dresden Dolls repartent en tournée en 2010.
C'est dommage.
J'ai vu deux fois Amanda et c'était fabuleux.
Si je pouvais échanger, je voudrais être elle.
Il y avait le Danger Ensemble avec elle sur scène, une troupe de comédiens australiens et c'était vraiment très cabaret, très ce que tu imagines quand tu écoutes un de ses albums.
Mais j'aurais bien aimé voir Brian à la batterie aussi.
Qu'est-ce qu'il y a comme Brian dans ces chanteurs, c'est ahurissant.
En tous cas les Dresden Dolls, j'aime. Leur album éponyme est le meilleur, même s'il y a des perles dans tous leurs albums.
Je trouve que plus les années sont merdiques, plus je vois de bons concerts.
C'est une compensation - Grand merci, Dieu, enculé.
Quelque part, je me dis que ça laisse une lueur d'espoir pour les années à suivre si la réciproque est vraie à terme : comme c'est fini pour les concerts de Nine Inch Nails et qu'ils comptaient quand même largement parmis les meilleurs, il va bien falloir qu'il m'arrive des trucs chouettes pour compenser ça.
En fait, maintenant que j'y pense, c'est encore Manson le plus réglo.
Il sait.
Il regarde le Morue Show (bon, en version courte, je pense que ma vie est bien trop absurde pour être vraiment réelle - tous les trucs qui arrivent, c'est pas possible. Y a du montage dans l'air. Et je pense que c'est comme pour le Truman Show, ma vie est diffusée sur une chaîne spéciale à laquelle je n'ai forcément pas accès, et vous, les gens que je connais, vous êtes tous payés par la production pour jouer un rôle bien défini. J'ai eu cette idée il y a longtemps, avant de voir le Truman Show figurez-vous, et ça m'a fait un sacré choc, d'ailleurs, de voir ce film. Avec Manon, on avait développé la stratégie de la production, et on s'était dit qu'elle aussi elle était filmée et passait avec moi en split screen sur la chaîne. Parce que, souvent, il nous arrive un peu les mêmes choses au même moment, vous voyez, les mêmes emmerdements je veux dire, les gros, les plus pénibles, ceux dont on finit forcément par rire), bref Manson regarde le Morue Show, donc.
Et il doit savoir pour cette théorie des concerts.
Donc il fait exprès de foirer tous ses concerts pour que je soie super déçue et qu'en compensation, un truc cool m'arrive.
C'est d'ailleurs inconsciemment du donnant/donnant, parce que le truc le plus cool qui soit arrivé cette année, c'est le fait que j'ai écrit le truc à propos des bestioles.
Ca c'était vraiment chouette.
Finalement c'est quand même lui le plus fort.
Brian Warner.
Et planter ses concerts exprès pour que j'aille mieux, c'est quand même super mignon de sa part.
Je suis quelque part au fond du gouffre du néant, là. En fait.
J'ai rallumé une cigarette, avant d'avoir entièrement fumé celle qui se consumait dans le cendrier, évidemment (aux chiottes les économies, avec la taxe d'habitation c'est au pain sec et à l'eau jusqu'à l'été 2010 de toute façon).
J'écris absolument n'importe quoi, tout ce qui me passe par la tête, pour reculer le plus possible le moment où j'irai me coucher et où j'arriverai pas à m'endormir.
Pire, le moment où j'irai me coucher avec La Tour et où je tournerai les pages avec seulement un dixième du cerveau dans l'histoire et le reste qui partira divaguer je sais où.
J'aime pas ça, putain.
Je manque de respect à tout le monde, décidément, et à Roland aussi.
Comment, la Terre ? Les personnages de fiction on s'en fout ?
Ah mais non, pas du tout.
Tu sais où ils sont les personnages de fiction, la Terre ?
Ils sont là, avec moi, et ce sont les seuls qui restent.
Il y a mes deux amies aussi. Je veux pas être injuste en plus d'être irrespectueuse.
Les personnages de fiction je les aime nettement plus que les vrais gens.
Et l'imagination peut tuer, les gens qui pensent le contraire sont des imbéciles.
Elle peut guérir aussi je crois.
Je sais.
Ca a déjà fonctionné.
Dans l'idéal, en fait, il faudrait que j'ai une illumination de génie, genre tout de suite, ou demain au plus tard, et que je trouve une idée pour écrire quelque chose.
Ca aiderait beaucoup.
Malheureusement, c'est pas sur commande et plus je me force, moins ça fonctionne.
J'espère que Molko et Marc et Morrissey et Rammstein foireront leurs concerts ; là peut être qu'en contrepartie j'aurai mon idée.
Non je n'ai pas fait mention de Manson puisqu'il est évident qu'il le ratera pour les raisons susmentionnées.
Brave type.
J'aimerais bien avoir une idée.
Il n'y a pas de sortie de secours dans le fond du gouffre du néant.
Alors il faudra bien que j'en imagine une.
Elle va pas se dessiner toute seule et je n'espère plus que tu la dessines à ma place.
Enfin j'espère.
Que je n'espère plus.
Je ferais mieux d'aller me coucher.

 

Il y a une petite dizaine de pages, Roland a pensé : "C'est ainsi que périra le monde, me semble-t-il, victime non pas de la haine mais de l'amour. Car depuis toujours, l'amour est la plus destructrice de toutes les armes". Ca résonne un petit peu, là.
Et puis un peu plus tard, un autre a dit : "Parfois je me dis qu'on s'en porterait tous mieux si les gens bien intentionnés pouvaient tous aller crever dans leur coin".
Je crois que je ferais pas long feu, moi non plus.
J'en ai ras le bol, la Terre.
Passe une bonne nuit.

 

Posté par Cryptorchid à 23:23 - Self centered [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 octobre 2009

Private Wink

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Posté par Cryptorchid à 23:00 - Self centered [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 octobre 2009

(hush)


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05 septembre 2009

Untitled


Posté par Cryptorchid à 17:45 - Self centered [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 août 2009

Break

J'ai toujours trouvé ça super indécent, les gens qui se répandaient en public, particulièrement sur internet.
J'ai toujours pensé que ça manquait terriblement de pudeur, qu'à la limite, je comprenais encore mieux qu'on se tripote la nouille face à une webcam plutôt qu'on exhibe toute la profondeur de son chagrin.
Je voudrais éviter de faire ça, et je cherche quelque chose d'autre à faire.
Depuis que le téléphone a sonné tout à l'heure, j'ai fait de la paperasse, j'ai réglé des affaires en cours, j'ai essayé de me fatiguer la tête le plus possible pour faire reculer du mieux que je pouvais le truc que j'ai pas encore la force d'affronter.
Disons que je pense que c'est avec le recul que certaines choses nous heurtent vraiment, et je suis en mode fuite en avant pour le moment.
J'ai pas envie d'être explicite.
J'ai pas envie de parler non plus, en tous cas pas au grand nombre, pas à l'inconnu, pas comme ça, pas sur un blog.

Je pars demain matin dans ma famille et je ne sais pas exactement quand je reviendrai, dans quelques jours, une semaine, je ne sais pas.

See you soon.

Posté par Cryptorchid à 18:00 - Self centered [39] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 août 2009

Balloon ?

Can we get up,
and take a ride?
I really need to get some things off my mind.
I wanna live on top of the sun,
Don't want to see the dark with you or anyone.

Stick me up,
in the sky.
It don't make a difference if we live or die.
Tell me jokes i'll pretend to laugh,
I really should, it will be a big gas.

I gotta get out, I gotta get out of here
I gotta get out, I gotta get out of here
I gotta get out, I gotta get out of here
Soon

Does anybody got a balloon?
I gotta get out of this room, now.
Does anybody got a balloon?
I want to float away with you.

Well now you're stuck with the slack
you better watch it,
cause now it's comin back
After all, it doesn't matter anymore
I gave it away,
And I got back for

Does anybody got a balloon?
I gotta get out of this room, now.
Does anybody got a balloon?
I want to float away with you.

Can we get up,
and take a ride?
I really need to get some things off my mind.
I wanna live on top of the sun,
Don't want to see the dark with you or anyone.

Stick me up,
in the sky.
It don't make a difference if we live or die.
Tell me jokes i'll pretend to laugh,
I really should, it will be a big gas.

I gotta get out, I gotta get out of here
I gotta get out, I gotta get out of here
I gotta get out, I gotta get out of here
Soon

Does anybody got a balloon?
I gotta get out of this room, now.
Does anybody got a balloon?
I want to float away with you.

Posté par Cryptorchid à 16:29 - Self centered [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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23 août 2009

Gimme a break...

Picture0031


L'image ci-dessus, c'est moi et mon meilleur ami du weekend : Lombax.
Lombax est une ceinture abdominale dont l'usage est recommandé en cas de lombalgies, donc de sévères douleurs au niveau des lombaires.
Parce que je tiens à soigner mon apparence, en toutes circonstances, j'ai aussi la minerve, qui va avec Lombax. Je vous épargne la photo parce qu'au dessus de la minerve, il y a ma tête, et elle est tellement décomposée que c'est encore plus gore que les mutants de la Colline a des Yeux.

Mon dos me pourrit la vie depuis que j'ai 13, 14 ans.
J'ai une scoliose - plus précisément, ma colonne vertébrale est tordue quatre fois - et chacune de mes vertèbres est en léger décalage par rapport à celle qui la précède et, forcément, celle qui la suit.
Tout ça pour dire que les muscles adjacents à mes vertèbres font constamment des efforts pour maintenir droit un truc qui ne l'est pas, et qu'en cas d'effort supplémentaire (même un tout petit truc, genre porter un sac de courses un peu trop lourd), il y a une probabilité relativement conséquente pour que j'aie très mal.

Si j'ai très mal, depuis hier, c'est parce que j'ai porté un sac avec des livres invendus en retour de déplacement au lieu de faire comme on m'avait dit et d'appeler un transporteur (j'ai pensé que c'était faisable et que ça économiserait de la thune à la boîte).
Ensuite, j'ai eu la bonne idée de m'atteler à une tâche qu'on appelle communément le Grand Ménage.
L'appartement est nickel mais j'ai dû appeler un médecin pour qu'on me fasse une piqûre d'antidouleurs qui m'a plongée dans un état semi-comateux entre hier soir et maintenant.
Je dois continuer à prendre des comprimés qui me filent une envie de gerber pas possible, mais le point positif, c'est que grâce à Lombax qui m'assure un maintient parfait, j'ai un peu moins mal.

Enthousiaste, j'ai donc décidé ce matin de nettoyer le clavier de mon ordinateur.
Une tâche pas très difficile faisable en restant en position assise.
Je ne sais pas ce qu'ils foutent dans les produits de nettoyage pour clavier - probablement de l'acide - mais plus aucune touche n'a fonctionné pendant une bonne heure.
Je viens de faire une énième tentative, et ça semble s'être amélioré considérablement - d'où le "test" en début de commentaire du précédent topic.

A l'heure actuelle, je tiens juste à dire que j'en ai plein le fion.
Je n'ai pas beaucoup d'énergie, mais je vais en économiser suffisamment pour atomiser dans la joie et la bonne humeur le premier qui aura eu le malheur de me faire chier pendant cette douloureuse période.
Je n'arrive pas tellement à réfléchir parce que je suis complètement ensuquée par ces médocs de merde, mais ça va revenir, et ça a plutôt intérêt à revenir vite parce que demain, Lombax ou pas, il y a travail.
Jusqu'à mercredi.
Et il faudra mettre un coup de collier parce qu'ensuite, j'aurai 10 jours de vacances dont je compte bien profiter pour déconnecter d'absolument tout - je prendrai mon ordinateur quand même parce que j'ai quelque chose à faire avec, mais je ne veux pas entendre parler d'une connexion internet.

L'été 2007 a été sans conteste l'une des pires périodes de ma vie, mais là, on n'est pas mal non plus.
J'espère que, dans une vie antérieure, j'ai non seulement été tueuse en série, mais qu'en plus, je les ai torturés avant de les buter !

Posté par Cryptorchid à 12:41 - Self centered [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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